Je ne suis pas un parent mou. Je choisis la bienveillance.

Je ne suis pas un parent mou. Je choisis la bienveillance.

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 4 juin 2020

 

 

 

Je ne suis pas un parent « mou » parce que je prends soin des émotions de mon enfant malgré ses comportements inadéquats, inacceptables ou dérangeants.

Je choisis la bienveillance.

Je ne suis pas un parent « manipulé » parce que je donne à mon enfant l’aide et l’attention dont il a besoin pour gérer sa crise.

Je choisis la bienveillance.

Je ne suis pas un parent « inconséquent » ou « incohérent » lorsque mon enfant fait une crise et que je prends soin de lui plutôt que de le chicaner ou lui donner une conséquence.

Je choisis la bienveillance.

Choisir la bienveillance n’a rien de facile. Ce n’est pas du tout du laxisme. Cela me demande des efforts tous les jours, des efforts conscients, et beaucoup (beaucoup!) de trucs pour gérer mes émotions de sorte à l’accompagner dans les siennes.

La bienveillance au quotidien

Je choisis d’abord et avant tout de prendre soin de mon enfant, sachant que son cerveau immature ne lui permet pas du tout de gérer ses émotions comme moi je le fais.

Je suis indulgente face à ses comportements et réactions puisque je sais que gérer une tempête émotionnelle pour lui n’a rien de facile, encore une fois dû à l’immaturité de son cerveau. Il a besoin de mon aide, de mon attention et de ma douceur pour se calmer, développer ses ressources et sa résilience.

Je choisis de lui offrir ma compassion, mon écoute et mon respect pour l’aider à mieux comprendre ce qu’il ressent et identifier ce dont il a besoin.

Je ne laisse pas mon enfant « tout faire » … au contraire!

Même si je choisis de prendre soin des émotions de mon enfant – plutôt que de m’attarder à ses comportements – durant la crise, je fais une intervention après coup. Non, je ne le fais pas devant vous, au magasin ou au parc. Ce n’est pas le bon moment et ça ne vous concerne pas.

Lorsque mon enfant est calme, qu’il est prêt et disposé à discuter avec moi, je reviens sur ces comportements « inadéquats ».

Des fois, c’est 15-20 minutes après.

Des fois, c’est en fin de journée.

Des fois, c’est juste le lendemain ou surlendemain.

Je le fais dans la douceur. Je m’assure de moi-même être calme et disponible. Je sais qu’ainsi, ce que je lui enseignerai sera bien mieux accueilli et compris que si j’avais usé de rudesse.

SVP, au nom de tous les parents …

S’il vous arrivait de croiser un enfant en pleine crise au magasin, au parc, à la sortie de la garderie ou autre, JE VOUS EN PRIE, soyez plein de compassion et d’empathie pour le parent … et non plein de jugement.

Les regards remplis de jugement, les mots chuchotés qu’on n’entend pas mais qu’on comprend, les visages exaspérés, les yeux qui roulent, les expirations interminables : ça nous brusque, ça nous fait ressentir de la honte, ça nous stresse, ça nous blesse, ça blesse nos enfants…

Ces comportements influencent la qualité de présence du parent envers son enfant, ce qui directement influence la capacité de l’enfant à se calmer et à utiliser ses ressources.

Choisir la bienveillance, ça se fait un jour à la fois… parfois une heure à la fois.

Je choisis la bienveillance.

 

Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

 

 

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