Le « terrible two » et le « fucking four » ont le dos large

Le « terrible two » et le « fucking four » ont le dos large

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 13 juillet 2020

 

 

 

STOP !

Arrêtons d’accuser le « terrible two », le « fucking four » ou encore la « crise d’adolescence » pour tous les comportements d’opposition et de confrontation !

Pourquoi ?

Parce qu’en mettant la faute sur ces phases, cela revient à dire qu’il faut simplement attendre que ça passe. Ce qui est FAUX.

Il faut AIDER l’enfant à traverser ces périodes et non pas les subir dans l’espoir que ces comportements dérangeants se résorbent d’eux-mêmes.

Sans quoi, l’enfant en souffrira, l’adulte qui l’accompagne aussi et leur relation encore plus!

Certes, les comportements d’opposition et de confrontation sont fréquents (et bien plates!) durant ces fameuses phases nommées ci-haut. Mais, ils persisteront possiblement bien au-delà de ces phases si l’enfant ne parvient pas à trouver de réponse aux besoins qui correspondent à ces périodes développementales.

 

2 besoins à répondre durant ces phases

Entre autres, durant ces phases, l’enfant a BESOIN de :

  • velopper son autonomie : faire des choses par lui-même, faire des choses à sa façon, que l’adulte accepte qu’il fasse des choses par lui-même et à sa façon, etc.
  • Sindividualiser : être reconnu et considéré personne à part entière avec des besoins et des désirs propres à lui

 

Savoir écouter l’enfant

Malheureusement, plusieurs adultes négligent de réellement écouter l’enfant, d’entendre ce qu’il tente de dire par ces comportements dérangeants, sous prétexte que « c’est la mautadine de phase plate qui l’amène à réagir de même ».

Résultat : l’opposition et la confrontation augmente. Les parents désespèrent.

Ces comportements « dérangeants » – au-delà de déranger – ont une réelle fonction. Ils répondent à des besoins … mais lesquels ?

 

5 stratégies pour accompagner l’enfant

  • Donner des choix à l’enfant
  • L’aider à mettre des mots sur ce qu’il ressent
  • Être à l’écoute et respectueux face à ses besoins
  • Être indulgent : son cerveau immature rend très complexe la gestion des émotions
  • Accompagner l’enfant avec bienveillance dans ses périodes de retour au calme

 

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