7 stratégies pour favoriser la collaboration

7 stratégies pour favoriser la collaboration

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 15 juillet 2020

 

 

 

Quelques attitudes et interventions contribuent réellement à diminuer ces comportements d’opposition. En voici quelques-unes.

  • Être empathique et indulgent envers lenfant

Reconnaître et entendre ses frustrations, ses besoins, ses émotions, ses limites, etc.

  • Délimiter un cadre clair et connu par l’enfant.

Lui expliquer nos attentes, lui enseigner les limites et les règles (ça ne s’enseigne pas durant une intervention!). Exposer clairement les conséquences en lien avec la transgression de ces règles et limites.

  • Être cohérent, constant et conséquent dans nos actions.

Les règles et les limites sont les mêmes, tout le temps. Cela ne dépend pas de notre humeur, de la pluie ou du beau temps, de la journée qu’a passée l’enfant, de notre niveau de fatigue, etc.

Ce qui est connu et prévisible est rassurant. Il est plus facile pour l’enfant de rencontrer les attentes que nous avons envers lui de cette façon.

Si nos interventions diffèrent d’une fois à l’autre, il est normal que l’enfant « s’essaye ». Il est simplement rusé et intelligent, ce qui est une bonne chose en soi.

  • Outiller l’enfant.

Enseigner à l’enfant des stratégies plus adéquates et efficaces pour répondre à ces besoins : proposer des choix, lui demander son avis, lui apprendre à partager adéquatement son point de vue, écouter son point de vue (écouter, ça ne veut pas dire de lui donner raison pour autant), faire des rétroactions.

  • Reconnaître et accepter son individualité.

Accepter que l’enfant fasse des choses par lui-même, différemment que ce qu’on lui propose. Oui, c’est plus long à sa façon. Prévoyons alors plus de temps pour lui permettre d’essayer ses trucs et idées.

Évitons les reproches du genre : « Bon, tu vois que ça ne fonctionne pas de même. Je te l’avais dit! ». Il est en apprentissage, ce qui implique de faire des essais et erreurs, souvent.

  • Enseigner à lenfant les habiletés du « vivre ensemble » et valoriser ces habiletés.

Partage, collaboration, respect, entraide, etc. Enseigner, ce n’est pas juste de lui demander d’être comme ci ou comme ça. C’est aussi lui montrer comment on fait pour agir comme ci ou comme ça.

L’enfant apprend par l’exemple. Nous devons être un modèle. Lui faire prendre conscience lorsqu’il adopte des attitudes et comportements favorables. Accorder plus d’importance à ses bonnes attitudes qu’à ses moins bonnes.

  • Valoriser les efforts.

Faire beaucoup plus de renforcement sur les bons comportements que de conséquences. Surtout, donner des conséquences qui font du sens, qui sont en lien direct avec le comportement ou le geste posé.

Ne pas punir (ce qui ne sert à rien, autre que de frustrer l’enfant!), mais plutôt amener l’enfant à réparer son geste (la meilleure conséquence, à mon avis!).

Il existe évidemment tellement d’autres stratégies pour favoriser la collaboration chez l’enfant. Je vous en parle longuement durant la conférence “L’opposition et la confrontation chez les enfants” et dans mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

Bref, l’enfant s’opposera et confrontera bien moins l’adulte si nos attitudes, nos actions et nos interventions ont pour objectif de répondre à leurs besoins, être à l’écoute de leurs émotions et instaurer un cadre clair et sécurisant.

 

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 Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».
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