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Est-ce de la timidité ou du mutisme sélectif ?

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 13 novembre 2020

 

 

 

En clinique, j’accompagne de nombreux enfants vivant avec du stress et de l’anxiété. On me consulte d’ailleurs principalement pour ces difficultés.

J’accompagne beaucoup d’enfants pour qui s’exprimer en public ou parler avec des membres extérieurs à leur famille est quelque chose de très exigeant.

J’en accompagne d’autres, bien moins nombreux, pour qui s’exprimer en public ou avec des gens extérieurs à leur famille est impossible pour le moment et génère un niveau d’anxiété très important. Ceux-ci souffrent de mutisme sélectif.

Le mutisme sélectif est un mécanisme de défense, une façon de se protéger, que le cerveau met en place lorsqu’il perçoit une menace réelle ou imaginaire.

Ce n’est pas du refus, ni de l’entêtement. C’est un sentiment profond d’insécurité qui immobilise (fige) la personne et l’empêche de s’exprimer avec des mots.

Il est très important de distinguer la timidité du mutisme sélectif pour mettre en place des stratégies positives, bienveillantes et efficaces.

 

Une orthopédagogue et autrice parle de mutisme sélectif

Geneviève Bérubé, orthopédagogue et autrice du livre « 10 questions sur le mutisme sélectif », vous propose gratuitement un webinaire de 30 minutes dans lequel elle démystifie le mutisme sélectif. Entre autres, elle répond aux questions suivantes :

❓ Est-ce que le mutisme sélectif est une forme d’opposition ?

❓ Doit-on punir l’enfant qui refuse de parler ?

❓ Doit-on continuer de parler à l’enfant qui vraisemblablement ne veut pas nous parler ? Doit-on insister pour qu’il nous parle?

❓ Est-ce utile de développer le langage des signes pour apprendre à communiquer autrement que verbalement ?

 

 

Pour aller plus loin et en connaître davantage sur le mutisme sélectif, je vous invite à vous procurer son (excellent) livre publié aux éditions Midi Trente en 2019. Il est disponible chez tous les bons libraires.

 

Et, pour démystifier le stress et l’anxiété, je vous rappelle que mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans » est disponible en librairie et sur mon site web au www.pasapas.ca/product/lenfant-stresse/.

Bon visionnement!

 

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Pourquoi mes enfants font encore de grosses crises à 6 et 8 ans ?

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 12 novembre 2020

 

 

Pourquoi mes enfants font encore de grosses crises à 6 et 8 ans ?

Bien que le cerveau de l’enfant de 6 ans ait déjà atteint près de 90% de sa taille adulte, il reste énormément de transformations à faire pour le rendre plus efficace. (Naître et grandir, 2016) La maturation du cerveau est un processus complexe (et long!) qui influence directement la régulation des émotions.

💥  Les crises sont donc normales à tout âge, même à l’adolescence, parce que le cerveau est encore immature à ces âges. Évidemment, on souhaite que les crises soient de moins en moins fréquentes et intenses avec le temps ; signe que l’enfant développe sa capacité à réguler ses émotions.

Plusieurs éléments favorisent la capacité à gérer ses émotions dont : le temps et l’attitude de l’adulte qui accompagne l’enfant.

 

ATTENTION : ZONE DE CONSTRUCTION

🧠 Jusqu’à l’âge de 5-6 ans, le cerveau de l’enfant est dominé par le cerveau émotionnel.

Ainsi, lorsqu’une émotion l’habite, elle vient à prendre toute la place et créer une réelle tempête émotionnelle. Ses réactions semblent par moment exagérées … exagérées pour un adulte qui, lui, a la capacité de réguler ses émotions (et encore, c’est difficile!).

Le lobe frontal de l’enfant – partie responsable de la capacité à tempérer ses émotions et analyser une situation avec jugement – prend quant à lui beaucoup de temps à se développer. Il commence d’ailleurs à se myéliniser que vers l’âge de 7-8 ans. La myélinisation est la formation d’une gaine isolante autour de certaines régions du neurone pour favoriser la transmission des signaux nerveux. Un peu comme la gaine noire autour des fils électriques.

Catherine Gueguen, pédiatre française, rappelle sans cesse que pour développer les connexions neuronales dans le cerveau de l’enfant et favoriser la maturation de son lobe frontal, l’attitude de l’adulte est déterminante. L’amour et la bienveillance participent activement à ce bon développement, contrairement aux interventions coercitives qui, elles, ont l’effet inverse. (Vivre heureux avec son enfant, 2015)

« Se calmer » est une capacité qui se développe donc avec le temps et avec une qualité de présence de la part de l’adulte.

Alors oui, les enfants de 6 et 8 ans font des crises et c’est normal.

Maintenant, qu’est-ce qu’on fait si c’est fréquent et intense?

On adopte des attitudes et interventions qui assurent l’intégration du cerveau.

 

L’INTÉGRATION DU CERVEAU …

Il faut savoir que le cerveau mettra 45 ans à atteindre sa maturité, affirme docteur Joël Monzée, docteur en neurosciences (Et si on les laissait vivre?, 2018).

Les différentes structures du cerveau se développent avant cet âge, mais ce sont surtout les connexions (neurones) entre ces différentes structures qui permettent d’utiliser au mieux nos ressources.

Docteur Daniel Siegel parle alors de « l’intégration du cerveau »; la coordination des différentes parties du cerveau pour former un tout. (Un cerveau en formation, 2019)

Notre plus grande responsabilité en accompagnant un enfant dans son développement est d’assurer cette intégration et de mettre en place des stratégies éducatives qui la visent.

Plus nos interventions seront teintées de bienveillance, de positivisme, d’indulgence, de patience et d’amour – comme l’affirme Catherine Gueguen -, plus le cerveau pourra tendre vers cette intégration.

Aider l’enfant à nommer ses émotions, normaliser ses émotions, lui offrir du réconfort, choisir la douceur et accueillir ses émotions sont quelques stratégies très favorables pour assurer cette intégration.

 

NOTRE ATTITUDE EST DÉTERMINANTE.

En situation de stress – lorsque l’enfant est émotif et, ce, même si la situation semble bien anodine pour l’adulte -, le cerveau de l’enfant et de l’adolescent de déconnecte du lobe frontal. Littéralement! Le jeune n’a donc plus la capacité de réguler ses émotions par lui-même. Il a besoin de l’aide de l’adulte.

Alors, lorsqu’un enfant de 6 ou 8 ans est contrarié, déçu, anxieux, colérique, etc., il n’est plus « raisonnable ». Il a besoin d’aide pour se calmer et diminuer l’intensité de la tempête émotionnelle dans sa tête.

L’attitude de l’adulte qui accompagne l’enfant est déterminante dans la capacité – ou non – de l’enfant à réguler ses émotions et à développer sa capacité à réguler ses émotions.

« L’adulte est le lobe frontal de l’enfant. » a écrit Sonia Lupien, directrice-fondatrice du Centre d’études sur le stress humain (À chacun son stress, 2019) Un adulte calme et serein permettra à l’enfant de calmer son système d’alarme (amygdales cérébrales responsables de la réponse de stress). À l’inverse, un adulte stressé et en réaction à la situation génèrera encore plus de stress dans le cerveau de l’enfant.

Alors, avant même d’essayer de calmer les émotions de l’enfant, il faut prendre soin des nôtres! Certainement pas facile, j’en conviens, mais nécessaire.

 

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Prévention du suicide: Outils gratuits à télécharger

 

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.) & Vickie Bois, psychoéducatrice (M.Sc.)

Date : 22 octobre 2020

 

 

 

 

Le 21 octobre, j’ai eu le privilège d’animer le webinaire « Suicide et détresse psychologique » aux côtés de Vickie Bois, psychoéducatrice (M.Sc.). Pour accéder à la rediffusion, c’est ici :

https://www.facebook.com/servicepsychosocialpasapas/videos/377009163496054

 

Vous pouvez télécharger gratuitement nos outils de prévention de suicide :

Prévention du suicide : reconnaître les signes précurseurs

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 20 octobre 2020

La détresse psychologique est très souffrante, bien qu’elle soit parfois difficile à identifier. Lorsque cette détresse s’intensifie et se prolonge dans le temps, le désespoir et le manque de solutions pour s’en sortir peuvent conduire à des idéations suicidaires.

LA MAJORITÉ (80%) DES GENS QUI ONT PASSÉ À L’ACTE PRÉSENTAIENT DES SIGNES PRÉCURSEURS.

Pour savoir les identifier ainsi qu’apprendre à les reconnaître, télécharger l’outil .PDF

 

 

Les risques associés à un niveau de stress élevé

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 17 juillet 2020

 

 

« Le cerveau de l’enfant a besoin de conditions de vie adéquates pour se développer petit à petit. Or, un état de stress ou d’anxiété maximal peut bloquer durant deux ou trois jours la création de nouveaux contacts entre les neurones. Et si la situation est chronique, le cerveau ne peut pas — dans ces conditions — se développer de manière optimale, car toutes les ressources neurologiques sont canalisées pour assurer une survie, et ce, au détriment du vivre ensemble. » (Monzée, 2019, extrait de la préface du livre « L’enfant stressé »)

Plusieurs personnes tendent à vouloir bannir le stress de leur vie, croyant que celui-ci n’est que négatif, souffrant et problématique. En trop grande quantité, le stress peut effectivement affecter notre santé physique et mentale … mais il n’est pas une maladie pour autant!

 

Le stress, c’est quoi?

Par définition, le stress est la réaction du corps en situation de menace. Il est une fonction physiologique nécessaire qui permet de s’adapter à son environnement.
Devant un danger réel et immédiat, alors que nous éprouvons de la peur, nous sécrétons des hormones de stress. L’organisme s’active alors de façon à assurer notre survie : l’attaque ou la fuite, ou encore l’immobilisation.
Imaginez que vous vous promenez dans la forêt durant une activité familiale. Vous apercevez, à quelques mètres de vous, un mignon petit ourson. Vous n’avez pas à être un expert de la faune pour savoir que la mère n’est pas bien loin et que cette situation peut devenir dangereuse rapidement. Vous n’aurez certainement pas besoin de faire vos étirements ni votre échauffement habituel pour prendre vos jambes à votre cou tout en transportant vos enfants dans vos bras. Vous vous découvrirez même peut-être de vrais talents de coureurs! Ce n’est pas parce que vous êtes un athlète, mais bien parce que la boucle de stress enclenchée dans votre cerveau aura permis d’activer l’ensemble de votre organisme en une fraction de seconde, tout en mobilisant l’énergie nécessaire pour fuir la menace.

 

L’anxiété, c’est quoi?

Lorsque nous appréhendons un danger, nous parlons alors d’anxiété. Les mêmes hormones de stress sont sécrétées et l’organisme s’active de la même façon. Le corps se prépare à affronter le danger … danger qui dans les faits ne se présentera probablement jamais.
Le cerveau ne fait pas la distinction entre le danger réel et imaginé, malheureusement. D’ailleurs, il ne distingue pas non plus l’ours dans la forêt qui veut votre peau de votre patron qui est constamment sur votre dos.
Danger pour danger, la boucle de stress s’active. Les réactions vécues dans la forêt seront alors tout à fait adaptées (attaque, fuite ou immobilisation), mais le seront bien moins au travail. Mais, ça, le cerveau ne le sait pas!

 

Le cerveau prend 40 à 45 ans à atteindre sa pleine maturité

En vieillissant, le cerveau mature et permet de canaliser la réponse de stress.
Le cerveau prendra 40 à 45 ans à atteindre sa pleine maturité.
Un environnement sécurisant et apaisant et des personnes significatives et bienveillantes nous permettront au fil du temps d’apprendre à gérer notre stress et à tempérer nos comportements et réactions. L’indulgence est donc de mise auprès des enfants, adolescents et jeunes adultes qui doivent surmonter les défis de la vie avec un cerveau immature.

 

Les risques associés à un niveau de stress élevé

Tel que mentionné, le stress n’est pas une maladie. Or, en trop grande quantité, il est dommageable tant pour notre santé physique que notre santé mentale.
En trop grande quantité, le stress peut entraîner toutes sortes de symptômes physiques, psychologiques et comportementaux : maux de ventre, hypervigilance, fatigue, difficultés d’attention et de concentration, impulsivité, pertes de mémoire, surestimation du danger, changement d’humeur, opposition, confrontation, évitement, procrastination, etc.
Le stress chronique peut également :
  • affaiblir le système immunitaire
  • augmenter les risques d’obésité, de problèmes cardiovasculaires et de diabète
  • entraîner des troubles digestifs (ulcères, maux de ventre, constipation, etc.)
  • développer ou intensifier des problèmes de peau (psoriasis, urticaire, acné, eczéma) ;
  • entraîner des troubles gynécologiques (dérèglement du cycle menstruel, retard ou absence de règles, stérilité réversible)
  • développer des troubles du sommeil
  • etc.
Plusieurs activités peuvent participer directement à diminuer votre niveau de stress : parler avec un proche, faire de l’activité physique, méditer, faire une activité de plein air/en nature, prendre un bain chaud, écouter de la musique, flatter son animal de compagnie, faire preuve d’altruisme, etc.

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3 activités pour maintenir les acquis et préparer la rentrée scolaire

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)

Date : 15 juillet 2020

 

 

 

Est-ce que les enfants doivent faire de la révision durant l’été ?

Comment faire pour rattraper les mois d’école perdus et éviter que mon enfant traîne de la patte en septembre?

Comment préparer adéquatement mon enfant pour septembre 2020 ?

 

Voilà le genre de questions auxquelles moi et mes collègues avons répondu dans le cadre du webinaire « Maintenir les acquis durant l’été ».

C’est en compagnie de Joël Monzée, docteur en neurosciences, et Mélanie Quarré, enseignante au primaire, que j’ai présenté ce webinaire le mercredi 15 juillet dernier. Découlant de ce qui a été dit durant cette soirée riche en informations, voici 3 activités agréables et simples à faire avec vos enfants cet été pour maintenir les acquis et prévenir la glissade de l’été.

 

Qu’est-ce que la « glissade de l’été » ?

Selon l’enseignante Mélanie Quarré, la glissade de l’été – qui réfère à la perte des acquis durant l’été – est bien réelle. Pour les enfants en difficultés d’apprentissage et d’adaptation ou pour les enfants socioéconomiquement défavorisés, cela représente une perte de 20% des acquis effectuée durant l’année scolaire. Malheureusement, d’année en année, ce retard s’accumule.

 

Prévenir la glissade de l’été

Il est bien important de se rappeler que le parent n’est pas un enseignant. Son rôle n’est pas d’enseigner à son enfant, mais bien de l’accompagner et de le sécuriser dans son parcours scolaire. Et, ça, ça ne se fait pas uniquement dans les livres d’école !

Voici donc trois activités à faire avec votre enfant cet été pour maintenir les acquis et le préparer à la prochaine année scolaire.

 

Lire des livres 

Les livres sont une ressource inestimable. Ils éveillent et cultivent l’imaginaire du lecteur, enrichissent le vocabulaire, développent les habiletés en grammaire, nourrissent la culture générale, diminuent le stress, sollicitent la mémoire et ses mécanismes, développent un réseau neuronal qui favorise la pensée complexe, et bien plus encore.

De plus, la lecture parent-enfant participe activement à l’établissement et au maintien du lien de confiance et de sécurité. Plus un enfant est en sécurité affective, plus il est disponible et disposé aux apprentissages.

Que vous lisiez avec votre enfant ou à côté de votre enfant, la lecture est un moment agréable de détente. L’idée est de permettre à l’enfant de lire des choses qui l’intéressent. Dans ce sens, il ne faut pas imposer une lecture à l’enfant, mais l’inviter à choisir quelque chose qui stimule et éveille son intérêt.

Bien sûr, on peut lire des romans, des contes, des bandes dessinées. On peut aussi lire des revues, des articles, des recettes, des lettres de grand-maman et grand-papa, de vieux journaux intimes du temps où le parent était enfant, des lettres d’amitié, etc.

L’idée est de lire … et d’aimer lire!

Voici une liste des meilleurs livres pour enfants … sélectionnés par des enfants : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1641665/livres-enfants-selon-enfants-elise-gravel

 

Jouer à des jeux de société

Les jeux de société sont géniaux. En plus d’être amusants, ils permettent de passer un moment agréable en famille et développent les habiletés sociales. En autres, ils permettent d’apprendre à :

  • attendre son tour
  • se concentrer
  • être attentif
  • être patient
  • respecter des consignes
  • gagner et à perdre
  • respecter les autres joueurs
  • gérer ses émotions,
  • etc.

Cet été, lorsque vous sortirez un jeu, ayez en tête de travailler un objectif spécifique. Par exemple, apprendre à lire et respecter les règles, attendre son tour, retenir les consignes, etc. Évidemment, le but est aussi d’avoir du plaisir.

Surtout, souligner et féliciter les efforts de l’enfant, c’est très important. Et, focusser sur le processus et non le résultat.

Voici un super livre pour vous aider à choisir un jeu de société pour votre enfant ou vos élèves, tout en ciblant des habiletés ou intentions précises :

Guide des jeux de société pour apprendre en s’amusant, par Annick Pelletier (2009)

 

Réviser efficacement

Selon l’enseignante Mélanie Quarré, il est bien plus efficace de réviser des notions déjà apprises en cours d’année, 10-15 minutes par jour, que de passer une heure, deux ou trois fois par semaine, à terminer les pages non complétées dans les différents manuels scolaires.

« Ce n’est pas la durée qui importe, mais la fréquence de la révision. Le but étant d’activer de manière répétée les neurones, pour consolider les apprentissages. » (Mélanie Quarré)

Le parent peut poser des questions pour mobiliser les connaissances. Transposer les apprentissages en classe vers la vie quotidienne est d’autant plus efficace. Par exemple, faire des résolutions de problèmes en mettant en scène les amis de votre enfant qui souhaitent se partager un paquet de cartes Pokémon.

Demander à l’enfant de raconter une histoire ou de donner des explications dans ses mots est une autre façon de maintenir les acquis.

Il est très important de tenir en considération le contexte de révision. Si l’enfant est forcé de faire de la révision, que cela est très exigeant et désagréable, qu’il subit du stress et de la pression, non seulement il ne sera pas disposé et disponible aux apprentissages, mais cela aura une influence négative sur sa relation avec l’école et tout ce qui l’entoure.

Oublier les méthodes traditionnelles (assis à la table, bien droit devant son cahier). Il n’a pas besoin de ça pour réviser. Au contraire, même. Penser « ludique » !

Voilà! Je vous souhaite un bel été, dans le plaisir, le calme et l’amour … trois choses dont l’enfant a besoin pour bien le préparer à la prochaine rentrée scolaire.

 

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10 stratégies pour préparer la rentrée scolaire avec son enfant

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 13 juillet 2020

 

 

 

Plusieurs enfants et adolescents ont éprouvé (et éprouvent encore) des difficultés académiques et émotionnelles ces derniers mois. Les tâches scolaires ont été plus ardus, la motivation n’était pas au rendez-vous, le nombre de crises et querelles à la maison a augmenté, etc.

De nombreux adultes aussi ont vécu (et vivent encore!) des défis reliés à la pandémie : réorganisation travail-famille, sentiment d’impuissance, sentiment d’incompétence au travail et à la maison, difficultés financières, tensions familiales, conflits dans le stress, stress, etc.

Plusieurs s’inquiètent déjà du retour à l’école, se demandent comment rattraper le temps, cherchent des moyens pour éviter de « trainer » de la patte en septembre, etc.

Le niveau de stress est à la hausse, autant chez les jeunes que chez les adultes.

N’oublions pas que le stress a des impacts sur notre fonctionnement au quotidien, notamment sur nos capacités d’apprentissage.

Saviez-vous qu’en situation de stress, l’enfant et l’adolescent n’ont PAS accès à leur cortex ? Or, ils ont besoin de cette partie du cerveau pour faire des apprentissages, être attentifs et concentrés, respecter les consignes, gérer leur impulsivité, tempérer leurs émotions, etc.

Par moment, même l’adulte se déconnecte de son cortex préfrontal lorsque le niveau de stress ressenti est trop grand. Cela nous amène à perdre patience, lever le ton, menacer, sévir, déborder sur les enfants ou le conjoint, laisser-aller des situations qui nécessitent une intervention, avoir juste envie de quitter la maison pour s’enfuir dans un lieu calme, etc.

Toutes sortes de difficultés s’observent lorsqu’un individu vit du stress :

  • Moins de persévérance
  • Plus de découragement
  • Moins de capacité à se concentrer
  • Plus d’erreurs d’inattention
  • Plus de débordements émotionnels
  • Plus de procrastination
  • Plus de sabotage (travailler plus vite que bien)
  • Etc.

En septembre, l’important ne sera pas de miser sur les apprentissages.

En septembre, l’important, ce sera le lien, le sentiment de sécurité, le sentiment de confiance.

 

10 stratégies pour préparer la rentrée scolaire avec son enfant

Prendre soin de la vie affective des jeunes est assurément ce qui les aidera le plus à se préparer pour la rentrée scolaire.

Plusieurs actions peuvent être posées pour diminuer le niveau de stress des jeunes :

  • Passer un moment de qualité avec son enfant tous les jours. Cela sécurise l’enfant, l’apaise et l’aide à développer ses ressources.
  • Créer des occasions de partages où l’on tente de mettre des mots sur les émotions, les peurs et les inquiétudes vécues depuis le début de la pandémie. Être à l’écoute, sans jugement.
  • Instaurer un climat de calme et de sécurité dans la maison.
  • Diminuer le temps d’exposition aux écrans de loisirs (jeux vidéo, médias sociaux, clavardage, applications sur la tablette, etc.).
  • Utiliser des livres pour discuter d’enjeux avec son enfant et tenter de trouver des solutions (« Que penses-tu de …? », « Que ferais-tu si tu étais à sa place? », « Pourquoi crois-tu qu’il était en colère? » …)
  • Prendre soin de nous, comme adulte, pour limiter notre propre niveau de stress. Nos enfants sont une éponge à émotion.
  • Miser sur les efforts et non sur les résultats. Dans les réalisations quotidiennes comme dans la vie scolaire.
  • Valoriser les efforts, même les plus petits.
  • Se fixer des objectifs et des attentes réalistes.
  • Être indulgent, envers les jeunes et envers nous-mêmes.

 

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7 stratégies pour favoriser la collaboration

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 15 juillet 2020

 

 

 

Quelques attitudes et interventions contribuent réellement à diminuer ces comportements d’opposition. En voici quelques-unes.

  • Être empathique et indulgent envers lenfant

Reconnaître et entendre ses frustrations, ses besoins, ses émotions, ses limites, etc.

  • Délimiter un cadre clair et connu par l’enfant.

Lui expliquer nos attentes, lui enseigner les limites et les règles (ça ne s’enseigne pas durant une intervention!). Exposer clairement les conséquences en lien avec la transgression de ces règles et limites.

  • Être cohérent, constant et conséquent dans nos actions.

Les règles et les limites sont les mêmes, tout le temps. Cela ne dépend pas de notre humeur, de la pluie ou du beau temps, de la journée qu’a passée l’enfant, de notre niveau de fatigue, etc.

Ce qui est connu et prévisible est rassurant. Il est plus facile pour l’enfant de rencontrer les attentes que nous avons envers lui de cette façon.

Si nos interventions diffèrent d’une fois à l’autre, il est normal que l’enfant « s’essaye ». Il est simplement rusé et intelligent, ce qui est une bonne chose en soi.

  • Outiller l’enfant.

Enseigner à l’enfant des stratégies plus adéquates et efficaces pour répondre à ces besoins : proposer des choix, lui demander son avis, lui apprendre à partager adéquatement son point de vue, écouter son point de vue (écouter, ça ne veut pas dire de lui donner raison pour autant), faire des rétroactions.

  • Reconnaître et accepter son individualité.

Accepter que l’enfant fasse des choses par lui-même, différemment que ce qu’on lui propose. Oui, c’est plus long à sa façon. Prévoyons alors plus de temps pour lui permettre d’essayer ses trucs et idées.

Évitons les reproches du genre : « Bon, tu vois que ça ne fonctionne pas de même. Je te l’avais dit! ». Il est en apprentissage, ce qui implique de faire des essais et erreurs, souvent.

  • Enseigner à lenfant les habiletés du « vivre ensemble » et valoriser ces habiletés.

Partage, collaboration, respect, entraide, etc. Enseigner, ce n’est pas juste de lui demander d’être comme ci ou comme ça. C’est aussi lui montrer comment on fait pour agir comme ci ou comme ça.

L’enfant apprend par l’exemple. Nous devons être un modèle. Lui faire prendre conscience lorsqu’il adopte des attitudes et comportements favorables. Accorder plus d’importance à ses bonnes attitudes qu’à ses moins bonnes.

  • Valoriser les efforts.

Faire beaucoup plus de renforcement sur les bons comportements que de conséquences. Surtout, donner des conséquences qui font du sens, qui sont en lien direct avec le comportement ou le geste posé.

Ne pas punir (ce qui ne sert à rien, autre que de frustrer l’enfant!), mais plutôt amener l’enfant à réparer son geste (la meilleure conséquence, à mon avis!).

Il existe évidemment tellement d’autres stratégies pour favoriser la collaboration chez l’enfant. Je vous en parle longuement durant la conférence “L’opposition et la confrontation chez les enfants” et dans mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

Bref, l’enfant s’opposera et confrontera bien moins l’adulte si nos attitudes, nos actions et nos interventions ont pour objectif de répondre à leurs besoins, être à l’écoute de leurs émotions et instaurer un cadre clair et sécurisant.

 

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3 causes fréquentes à l’opposition

 

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 14 juillet 2020

 

 

 

S’opposer, ça sert à quelque chose … et pas juste à faire suer l’adulte!

 

Lien entre le stress et l’opposition

D’abord, l’opposition et la confrontation peut – est bien souvent! – être un mécanisme de défense en contexte de stress et d’anxiété.

L’enfant, stressé, réagit à la situation, à la consigne ou autre sur un mode défensif. Il argumente, “pète une coche”, confronte, refuse, se braque, etc.

Plutôt que de le rassurer et d’entendre le besoin derrière ce comportement, nous nous attardons maladroitement aux comportements inadéquats.

Résultat : l’enfant se désorganise encore plus, écoute moins et fait une plus grosse crise.

 

S’individualiser, se faire entendre

S’opposer est une façon de s’individualiser : « Je refuse ce que tu me proposes. Je veux quelque chose de différent. Je veux choisir. Je veux qu’on m’entende et qu’on me reconnaisse. »

Argumenter est une façon de faire entendre ses idées et de tenter de faire valoir son point.

 

Identifier les limites

En confrontant et en s’opposant, l’enfant apprend aussi à reconnaître les limites du cadre qu’on lui propose. Il teste les limites, constamment. C’est normal! Il apprend.

En confrontant et en s’opposant, l’enfant évalue le « pouvoir » qu’il a sur son environnement. Il teste ce niveau de pouvoir et d’influence qu’il peut voir autour de lui. C’est normal. Il apprend.

 

À retenir

Les enfants possèdent bien peu de moyens pour répondre à leurs besoins, se faire entendre et gérer toutes les émotions que cela entraîne. Puis, leur cerveau – tellement immature – est dominé par la tempête émotionnelle lorsqu’il est contrarié, déçu, triste, fâché, etc.

Ils ne sont pas logiques, ni rationnels.

L’accompagnement bienveillant permettra à l’enfant de développer ses ressources, sa gestion émotionnelle et son coffre à outil.

 

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